IMPACTS
   
IMPACTS
Expositions réalisées :
- Musée d'art & d'histoire / Toul / 2015
- Restaurant " La Chamade " / Nancy / 2016


Jusqu'où nous pousse notre consommation et notre désir de possession ?

Sommes-nous l'humain ou bien des consommateurs ? Sommes nous prient au piège dans un style de vie devenu obsessionnel, de nos céréales à nos sous vêtements, jusqu'à même nos propres corps devenus eux-mêmes un produit comme prêt à consommer. Tout cela, comme on le sait déjà, impacte cruellement l'avenir que l'on prédestine à note descendance, comme à toute forme de vie sur cette planète dont nous sommes les hôtes. L'industrie agro-alimentaire, l'industrie du textile, des transports, de la distribution, de l'électronique, de l'énergie, du mobilier, de la pharmaceutiques, du plastique, du bien-être, du sexe etc..., nous confrontent à d'innombrables problématiques et l'on peut à raison se demander comment et dans quelles conditions est fabriqué notre petit confort. Quel est l'impact, sur le long terme, de l'influence des marques sur notre personnalité, note caractère, notre libre arbitre. La force des techniques de marketing semble parvenir à vendre une certaine identité comme prêt-à-porter avec un mot d'ordre envoyé aux consommateurs, le consommer sans raisonner.

Le capitalisme, faisant naître le consumérisme, semble transformer littéralement nos vies et notre capacité de jugement. Ainsi, on admet les fautes, mais combien malgré tout espèrent avoir leur part du gâteau. Combien de travailleurs sont exploités sans que leurs droits ou leur dignité soient respectés - chaque année environ 22 000 enfants décèdent de ces mêmes conditions -, combien de gens succombent de nouvelles épidémies parce que l'industrie pharmaceutique s'inquiète avant tout chose de sa rentabilité. Combien la corruption et la tromperie envahissent nos corps de métiers quel qu'ils soient. De la drogue détournées par des policiers au détournements de fonds par des personnalités politiques, des décisions militaires liées à des objectifs strictement économiques, des attentats douteux controversés par des expertises, mais plus banalement un commerçant qui tente d'augmenter ses tarifs face à un touriste légitimement naïf. Combien d'orangs-outans sont décimés par la déforestations massives à l'autre bout du monde pour fabriquer de simples sucreries. Combien de baleines disparaissent pour leur graisse, d'éléphants pour leurs défenses, etc... Les animaux d'élevages intensifs gémissent dans leurs cages sur les cadavres de leurs congénères qui n'ont pas pu survivre à la maltraitance et à la barbarie des hommes. Le fonds des océan est raclé par la pêche massive, emportant tout sur son passage. Les animaux en captivité comme dans les zoos ont en moyenne une longévité deux fois plus courte que la normale. Les abeilles tombent comme des mouches alors qu'on estime à quatre années le temps qu'il nous resterait à vivre si toutes ces abeilles disparaissaient de la surface de la terre.

Si l'on consume tout, il ne restera plus rien, tant autour de nous qu'à l'intérieur. Ne serait-il donc pas temps de s'interroger non pas sur nos vies, mais sur la manière de les vivre et, comme des visionnaires, œuvrer pour une terre fertile et saine, plus juste aussi et plus sincère entre nous, pour les générations futures, dans quelques siècles que ce soit ...

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